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dimanche 1 septembre 2013

Une presse indépendante

Au début du XIXème siècle, les Pyrénées-Orientales font partie des onze départements de France qui ne possèdent aucun journal d'information locale. Pour remédier à cet état de fait, la préfecture de Perpignan créé à la Restauration, en 1815, le "Mémorial administratif du département des Pyrénées-Orientales". La parution change plusieurs fois de titre et devient en 1831 "Le Journal des Pyrénées-Orientales". Ce journal, qui n'est vendu que par abonnement, présente l'inconvénient de n'exprimer sur les événements que le point de vue officiel de la préfecture. Nous sommes à l'époque et depuis 1830 en monarchie, sous le règne de Louis-Philippe. Les opposants au régime sont nombreux, entre les carlistes, farouches opposants des orléanistes, et les républicains, opposants à la monarchie de facto. Le prestigieux savant et républicain François Arago a déjà effectué de nombreux mandats en tant que député des Pyrénées-Orientales. Toutefois, le travail de propagande de la préfecture, notamment par le biais de son journal, commence à porter ses fruits et Arago n'est plus si sûr d'être élu aux prochaines élections de 1846.  Les partisans d'Arago, carlistes et républicains, décident alors de mener une contre-propagande pour donner une chance à leur candidat. Il leur faut notamment un journal indépendant du pouvoir en place. Un rédacteur en chef réputé est recruté à Paris et, le premier janvier 1846, paraît le 1er numéro de L'Indépendant des Pyrénées-Orientales. La mission est remplie, puisqu'Arago est réélu cette même année parmi cinq candidats avec  un score ahurissant de 98,9% des voix en sa faveur. Toutefois, élu en même temps dans la Seine et de manière aussi enthousiaste, il choisira finalement de représenter ce département à l'Assemblée.

Petites histoires des Pyrénées-Orientales
Le n°1 du 1er janvier 1846

Sources :
Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, 1985
Gérard Bonet, L'Indépendant des Pyrénées-Orientales. Un siècle d'histoire d'un quotidien, 1846-1950, éd. Publications de l'Olivier, Perpignan, 2005
Image : Fabricio Cardenas


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jeudi 1 août 2013

The Arago Code

François Arago (1786-1853) est un des grands scientifiques et hommes politiques originaires des Pyrénées-Orientales, né dans une famille d'Estagel. Ayant travaillé sur le système métrique, il contribue à mesurer avec plus de précision le méridien de Paris, plus tard abandonné au profit de son concurrent, le méridien de Greenwich. À l'occasion des festivités de l'an 2000 est lancé le projet de la Méridienne verte qui suit le tracé de l'ancien méridien de Paris et le long duquel sont plantés des arbres, de Dunkerque à Prats-de-Mollo. En hommage à Arago, cent-trente-cinq médaillons en bronze sont posés sur le sol de Paris le long de la méridienne, avec l'inscription "Arago". On en trouve situés dans plusieurs endroits symboliques, dans le Louvre, au jardin du Luxembourg ou encore à l'observatoire de Paris où Arago à trouvé la mort. Dans le célèbre roman "Da Vinci Code", l'auteur américain Dan Brown fait suivre à l'un de ses personnage cette "ligne Arago" . Néanmoins, pour les besoins de l'histoire, Brown déplace la ligne et la fait passer sous la pyramide du Louvre où n'existe en réalité aucun médaillon. Lors du tournage du film d'après le roman en 2005, des médaillons sont posés spécialement dans Paris pour que puisse être suivi "The Arago Code".

Petites histoires des Pyrénées-Orientales
Le médaillon 97A

Source : Wikipédia + Ambassade des Pays-Bas
Image : Par Hugues Mitton (Hugovoyages)Hugovoyages at fr.wikipedia [CC-BY-SA-2.5 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5) ou GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html)], de Wikimedia Commons

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